En conséquence des textes adoptés ce matin 5 avril, une nouvelle AG se tiendra demain à 10h30.
Un débat a eu lieu sur le vote de la reconduction. Personne ne s'est
prononcé contre parmi les personnels présents. En revanche certains
ont fait part de leur doute quant à l'opportunité de voter sur ce
point à la veille des vacances et ont préféré s'abstenir.
Texte 1
Les personnels de Paris 8, réunis en AG ce 5 avril, au lendemain de la
journée massive de grève et de manifestation, réaffirment leur
détermination à obtenir l'abrogation du CPE. L'Assemblée générale
s'adresse aux organisations syndicales pour leur demander de rester
unies dans la demande d'abrogation du CPE.
Plus généralement, ils réaffirment leur opposition non seulement au
caractère discriminatoire des mesures à l'égard des jeunes contenues
dans la loi dite de l'égalité des chances et la déconstruction des
garanties liées au code du travail qu'implique le CNE.
Ils réaffirment toute leur disponibilité pour les actions à mener et qui
seront décidées en commun avec les étudiants pour maintenir une
mobilisation d'ampleur dans une situation où aucune garantie n'existe
encore que le CPE soit abrogé.
Les personnels réaffirment leur engagement aux côtés des étudiants pour
prendre les initiatives nécessaires au maintien de la mobilisation
(forums, débats, manifestations, blocages routiers, etc). Ils adoptent
la reconduction de la grève active sur le site de l'université. Ils
décident de maintenir la tenue régulière d'assemblées générales.
Ils appellent d'emblée à une grande assemblée générale
des personnels dès le lundi de la rentrée (24 avril) à 13 heures et
à faire fonctionner les réseaux utiles pour permettre la participation
aux initiatives qui seraient prises pendant la période des vacances.
La phrase : « Ils adoptent la reconduction de la grève active sur le
site de l'université. » a été adoptée par 70 pour et une quinzaine
d'abstentions. Le reste du texte a été votée avec environ 80 pour et
une dizaine d'abstentions.
Texte 2
Les personnels s'adressent aux étudiants pour leur garantir qu'ils ne
seront pas pénalisés dans leurs études par cette mobilisation
exceptionnelle et qu'ils prendront les dispositions nécessaires pour
que tous les étudiants soient traités à égalité.
Ces dispositions pourront se décliner autour de trois directions :
- un aménagement du calendrier universitaire notamment dans le courant
du mois de juin
- un aménagement des contenus donnant lieu à évaluation tout en
garantissant la qualité de ce qui sera évalué dans le cadre des EC
(modules transversaux, mutualisation entre enseignants de certaines
parties communes d'enseignement, travaux personnalisés, etc)
- une disponibilité à l'égard des étudiants notamment dans le cadre de
permanences et de suivis personnalisés
Ces différentes hypothèses seront examinées et adaptées dans chacun des
UFR et départements sur la base de réunions tenues avec les étudiants.
Texte adopté à l’unanimité moins 5-6 abstentions une partie des
personnels IATOSS ayant fait remarquer que ce texte concernait
essentiellement les enseignants.
Texte 3
A l'heure où le gouvernement s'obstine dans le refus de prendre
réellement et pleinement en considération la demande largement
majoritaire dans l'opinion d'un rejet du CPE, faisant preuve ainsi d'une
violence très importante, le gouvernement, avec l'aide des médias, tente
de présenter une image du mouvement dans lequel il y aurait les "bons"
étudiants, manifestants sages, et de méchants casseurs, fauteurs de
troubles et de violences. Ce cliché tente de faire oublier que les uns
et les autres subissent à des titres divers la violence de l'Etat qui
organise la précarité et soumet la jeunesse des quartiers populaires à
un harcèlement policier quotidien. Nous ne laisserons pas les pratiques
de la prédation et d'agressions envers les manifestations que nous
n'acceptons pas, devenir un prétexte pour approuver les violences
policières au sein et à l'encontre des manifestations. Les formes
diverses de la violence qui peuvent traverser aujourd'hui le mouvement
sont le plus souvent l'expression de l'ampleur des enjeux noués
symboliquement et concrètement autour de la question du CPE. Nous
refusons l'hypocrisie qui consisterait à reconnaître la légitimité d'une
seule partie de la jeunesse en colère, et à se désintéresser - au nom
d'une condamnation sans appel d'une violence souvent insupportable -
d'une autre partie de celle-ci dont les formes de révolte seraient
inexplicables.
En conséquence, au moment où se multiplient les procès à la sauvette de
jeunes pris un peu par hasard dans les mailles bien arbitraires d'un
filet policier, nous appelons à la levée des sanctions et des poursuites
judicaires de tous ceux condamnés dans le cadre des manifestations de la
mobilisation anti-CPE et réitérons notre exigence d'une abrogation
immédiate de cette mesure. Nous soutenons à cet effet les rassemblements
devant les tribunaux à l'encontre des procès actuellement en cours.
A l'unanimité
Dans le cadre du cycle de débats organisés autour du conflit anti-CPE, le
département de sciences politiques de l’université Paris 8 vous convie à
une réunion-débat entre journalistes, étudiants et personnel de
l'université :
« LE TRAITEMENT MEDIATIQUE DU MOUVEMENT ANTI-CPE »
Le débat se tiendra vendredi prochain (7 Avril) de 15h à 18h en salle C
105. Plusieurs journalistes ayant publié des reportages sur les
manifestations anti-CPE ont accepté de participer au débat :
- Raphaëlle Bacqué (Le Monde)
- Didier Arnaud (Libération)
- Marie-Joelle Gros (Libération)
- Lenaïg Bredoux (Libération)
- Marie-Christine Tabet (Le Figaro)
Journalistes et enseignants répondront à vos questions et apporteront des
éclaircissement sur la fabrication de l'information. La réussite de ce
débat dépendant en grande partie de son audience, votre présence est
vivement souhaitée. Nous vous conseillons également, afin de préparer le
débat dans les meilleures conditions, de consulter les médias dès
aujourd'hui pour observer la manière dont les journalistes rendent compte
de la manifestation d'hier.
Un débat a eu lieu sur le vote de la reconduction. Personne ne s'est
prononcé contre parmi les personnels présents. En revanche certains
ont fait part de leur doute quant à l'opportunité de voter sur ce
point à la veille des vacances et ont préféré s'abstenir.
Texte 1
Les personnels de Paris 8, réunis en AG ce 5 avril, au lendemain de la
journée massive de grève et de manifestation, réaffirment leur
détermination à obtenir l'abrogation du CPE. L'Assemblée générale
s'adresse aux organisations syndicales pour leur demander de rester
unies dans la demande d'abrogation du CPE.
Plus généralement, ils réaffirment leur opposition non seulement au
caractère discriminatoire des mesures à l'égard des jeunes contenues
dans la loi dite de l'égalité des chances et la déconstruction des
garanties liées au code du travail qu'implique le CNE.
Ils réaffirment toute leur disponibilité pour les actions à mener et qui
seront décidées en commun avec les étudiants pour maintenir une
mobilisation d'ampleur dans une situation où aucune garantie n'existe
encore que le CPE soit abrogé.
Les personnels réaffirment leur engagement aux côtés des étudiants pour
prendre les initiatives nécessaires au maintien de la mobilisation
(forums, débats, manifestations, blocages routiers, etc). Ils adoptent
la reconduction de la grève active sur le site de l'université. Ils
décident de maintenir la tenue régulière d'assemblées générales.
Ils appellent d'emblée à une grande assemblée générale
des personnels dès le lundi de la rentrée (24 avril) à 13 heures et
à faire fonctionner les réseaux utiles pour permettre la participation
aux initiatives qui seraient prises pendant la période des vacances.
La phrase : « Ils adoptent la reconduction de la grève active sur le
site de l'université. » a été adoptée par 70 pour et une quinzaine
d'abstentions. Le reste du texte a été votée avec environ 80 pour et
une dizaine d'abstentions.
Texte 2
Les personnels s'adressent aux étudiants pour leur garantir qu'ils ne
seront pas pénalisés dans leurs études par cette mobilisation
exceptionnelle et qu'ils prendront les dispositions nécessaires pour
que tous les étudiants soient traités à égalité.
Ces dispositions pourront se décliner autour de trois directions :
- un aménagement du calendrier universitaire notamment dans le courant
du mois de juin
- un aménagement des contenus donnant lieu à évaluation tout en
garantissant la qualité de ce qui sera évalué dans le cadre des EC
(modules transversaux, mutualisation entre enseignants de certaines
parties communes d'enseignement, travaux personnalisés, etc)
- une disponibilité à l'égard des étudiants notamment dans le cadre de
permanences et de suivis personnalisés
Ces différentes hypothèses seront examinées et adaptées dans chacun des
UFR et départements sur la base de réunions tenues avec les étudiants.
Texte adopté à l’unanimité moins 5-6 abstentions une partie des
personnels IATOSS ayant fait remarquer que ce texte concernait
essentiellement les enseignants.
Texte 3
A l'heure où le gouvernement s'obstine dans le refus de prendre
réellement et pleinement en considération la demande largement
majoritaire dans l'opinion d'un rejet du CPE, faisant preuve ainsi d'une
violence très importante, le gouvernement, avec l'aide des médias, tente
de présenter une image du mouvement dans lequel il y aurait les "bons"
étudiants, manifestants sages, et de méchants casseurs, fauteurs de
troubles et de violences. Ce cliché tente de faire oublier que les uns
et les autres subissent à des titres divers la violence de l'Etat qui
organise la précarité et soumet la jeunesse des quartiers populaires à
un harcèlement policier quotidien. Nous ne laisserons pas les pratiques
de la prédation et d'agressions envers les manifestations que nous
n'acceptons pas, devenir un prétexte pour approuver les violences
policières au sein et à l'encontre des manifestations. Les formes
diverses de la violence qui peuvent traverser aujourd'hui le mouvement
sont le plus souvent l'expression de l'ampleur des enjeux noués
symboliquement et concrètement autour de la question du CPE. Nous
refusons l'hypocrisie qui consisterait à reconnaître la légitimité d'une
seule partie de la jeunesse en colère, et à se désintéresser - au nom
d'une condamnation sans appel d'une violence souvent insupportable -
d'une autre partie de celle-ci dont les formes de révolte seraient
inexplicables.
En conséquence, au moment où se multiplient les procès à la sauvette de
jeunes pris un peu par hasard dans les mailles bien arbitraires d'un
filet policier, nous appelons à la levée des sanctions et des poursuites
judicaires de tous ceux condamnés dans le cadre des manifestations de la
mobilisation anti-CPE et réitérons notre exigence d'une abrogation
immédiate de cette mesure. Nous soutenons à cet effet les rassemblements
devant les tribunaux à l'encontre des procès actuellement en cours.
A l'unanimité
Dans le cadre du cycle de débats organisés autour du conflit anti-CPE, le
département de sciences politiques de l’université Paris 8 vous convie à
une réunion-débat entre journalistes, étudiants et personnel de
l'université :
« LE TRAITEMENT MEDIATIQUE DU MOUVEMENT ANTI-CPE »
Le débat se tiendra vendredi prochain (7 Avril) de 15h à 18h en salle C
105. Plusieurs journalistes ayant publié des reportages sur les
manifestations anti-CPE ont accepté de participer au débat :
- Raphaëlle Bacqué (Le Monde)
- Didier Arnaud (Libération)
- Marie-Joelle Gros (Libération)
- Lenaïg Bredoux (Libération)
- Marie-Christine Tabet (Le Figaro)
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éclaircissement sur la fabrication de l'information. La réussite de ce
débat dépendant en grande partie de son audience, votre présence est
vivement souhaitée. Nous vous conseillons également, afin de préparer le
débat dans les meilleures conditions, de consulter les médias dès
aujourd'hui pour observer la manière dont les journalistes rendent compte
de la manifestation d'hier.

2 Comments:
Le Cabinet STRATEGY NETCOM � Miami http://www.corporate-de.com propose depuis 1998 des d�localisation par la cr�ation et l'incorporation de soci�t�s au Delaware
By
Anonyme, at samedi, 20 mai, 2006
Le Cabinet STRATEGY NETCOM � Miami http://www.corporate-de.com propose depuis 1998 des d�localisation par la cr�ation et l'incorporation de soci�t�s au Delaware
By
Anonyme, at dimanche, 21 mai, 2006
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