stopcpe

vendredi, mars 17, 2006

semaine du 20 mars Université de Paris 8

En accord avec la motion adoptée par le CA du 17/03 :
Suspension des cours toute la semaine du 20 au 25 mars avec
organisation de forum/conférences/débats et AG chaque jour 12h30

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MOTION VOTEE AU CNESER DU 20 MARS 2006

Le CNESER, réuni le 20 mars 2006, se déroule à un moment où un mouvement
de grande ampleur est engagé contre le contrat de première embauche,
dispositif instauré par un amendement à la loi sur l'égalité des
chances. Le mouvement des étudiants et de la jeunesse pour le retrait du
CPE s'est étendu la semaine dernière sous des formes diverses à un grand
nombre d'universités. Il est soutenu par la majorité des personnels.

Le CNESER est particulièrement attentif au devenir et à l'insertion
professionnelle des jeunes ayant acquis dans l'enseignement supérieur un
diplôme et une qualification. Il ne peut accepter l'instauration d'un
contrat discriminatoire exposant les jeunes jusqu'à 26 ans à une
situation de précarité durable, et mettant en cause de facto la valeur
des diplômes et un principe fondamental du droit du travail. Lors de sa
séance du 20 février, le CNESER a demandé solennellement le retrait du CPE.

Cette demande de retrait est largement partagée par l'opinion publique,
comme le montrent tant la participation aux manifestations que les
sondages d'opinion. Un nombre important de Conseils d'Université ou de
Présidents se sont prononcés contre le CPE. La CPU s'est adressée au
gouvernement pour demander que la situation soit débloquée.

Le CNESER condamne toutes les violences et souhaite que les modalités de
mobilisation des étudiants \u2013 dès lors qu'elles sont pacifiques \u2013 soient
respectées.

Le CNESER recommande aussi des mesures d'aménagement des calendriers
permettant la validation de l'année universitaire, afin que les
étudiants ne soient pas lésés dans le déroulement de leurs études.

Dans ce contexte exceptionnel où l'accès de tous aux informations et aux
bureaux de vote ne peut être garanti, les élections prévues dans
certaines universités ainsi qu'aux CROUS ne peuvent se dérouler
démocratiquement. Le CNESER demande que soient prises des mesures de
report afin que ces différentes élections se déroulent à un moment où
leurs conditions de préparation et de déroulement soient incontestables.

*Le CNESER ne peut se résoudre à un enlisement de la situation*. *C'est
pourquoi* *il appelle solennellement le Premier Ministre à* *retirer le
CPE, et à ouvrir des négociations avec les partenaires sociaux, les
étudiants et leurs organisations représentatives.

*Voté par : 9 pour 6 contre 1 abstention *

Lille
L'AG à la Fac de droit de Lille 2 vient de se terminer.
Après le vote massif de la grève à mains levées, un vote à bulletins
secrets a été organisé sur le « blocage » (définition ci-dessous) jusque
vendredi matin :
1892 votants
1158 pour le blocage
705 contre le blocage
33 blancs et nuls

Par rapport au vote de lundi 13 : une trentaine de votants en plus, et
les opposants au blocage perdent une cinquantaine de voix.

Notion locale de blocage : précisément, il s'agit de la suspension des
enseignements et des épreuves écrites dans le cadre du contrôle continu
planifiées cette semaine. On s'attend à ce que le Président prenne acte
de ce vote comme il l'a fait lundi dernier.

L'AG a mandaté une délégation auprès de Mme le doyen pour négocier
l'ouverture de la BU, l'adoption d'une nouvelle pondération des notes
afin de compenser la suppression des épreuves de CC, la mise à
disposition d'un amphi pour les grévistes et l'ouverture d'un amphi
mercredi pour les étudiants de l'UFR Ecole Supérieure des Affaires afin
qu'ils puissent débattre entre eux des mesures d'aménagement de
calendrier à proposer à la direction de cet UFR (ces étudiants partent
en stages mi-avril, avec de sérieuses perspectives d'emploi à l'issue de
ces stages).
Enfin, l'AG a voté une motion adressée aux organisations syndicales
nationales leur demandant de lancer un appel à la grève générale jeudi 23.

Rennes 2 :
A Rennes 2 selon les dernières infos par une source très fiable
(collègue du SNASUB 35 qui y travaille )
- Du côté des étudiants : après 2h30 de débat, reconduction de la grève
avec blocage par une AG de 5 à 6000 étudiants (c'est la plus grosse AG
de Rennes 2 depuis le début du mouvement ) avec une très large majorité
(plus des 2/3). Donc décision INCONTESTABLE
Les étudiants rentrent donc ds leur 6ème semaine de grève

- du côté des personnels : le président a réuni une AG statutaire des
personnels ce matin (20/03) qui quasi à l'unanimité à demandé au
président de rennes 2 d'envoyer une motion exigeant le retrait du CPE et
l'engagement de "négociations"
L'intersyndicale maintient l'unité et a rédigé une déclaration qui suit
Demain aura lieu une AG des personnels, cette fois ci convoquée par
l'intersyndicale qui va poser la question de la grève des personnels

Nantes

Message de l'intersyndicale des personnels de l'Université de Nantes:
"A l'invitation de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, CFDT, UNSA), une
Assemblée Générale des Personnels a réuni 400 personnes, IATOS et
Enseignants, aujourd'hui Lundi 20 mars 14h.
Elle a débattu du CPE, de sa implication au mouvement contre ce CPE, des
actions possibles.
Enfin, elle a décidé de faire la grève et d'appeler tous les personnels de
l'Université de Nantes à faire grève Jeudi 23 mars.
Au moment du vote, exactement 200 présents ; vote de la grève (avec
engagement moral des votants à se déclarer grévistes) : 188 pour, 2
contre, 8 abstentions et 2 ne participent pas au vote.

Vous êtes invités à une nouvelle AG Vendredi 24 mars 10h Amphi D Faculté
de Droit pour examiner les suites à donner à cette grève."

Etat de la mobilisation à Pau aujourd'hui :
* Université *
Compte rendu de l'AG des personnels de l'université :
Assemblée générale des personnels IATOS et enseignants de l'UPPA réunis
à l'appel de l'intersyndicale des personnels le lundi 20 mars
Informations:
- Les étudiants sont toujours en grève avec blocage. Une nouvelle AG
mardi 21 décidera de la suite.
Ils ont fait une Assemblée Générale samedi après-midi et se sont
prononcés pour la poursuite du mouvement avec un appel aux organisations
syndicales pour une grève générale.
- Le Président convoque un Coun Conseil d'Administration extraordinaire
Les personnels réunis en Assemblée Générale demandent au Conseil
d'Administration de voter la motion suivante :

* MOTION PROPOSEE AU CONSEIL D'ADMINISTRATION PAR L'ASSEMBLEE GENERALE
DES PERSONNELS : *
1- Nous sommes *SOLIDAIRES* avec les étudiants engagés dans la
mobilisation contre le CPE (Contrat première embauche)
*2-* Nous demandons le *RETRAIT IMMEDIAT du CPE*
3- Nous sommes *INQUIETS* face à la tournure des événements. Nous
déplorons :
- la précarisation du marché du travail
- l'absence de dialogue entre le gouvernement et les jeunes
4- Il sera mis en place, en accord avec les étudiants, une
*REORGANISATION* de la fin de l'année et des contrôles, conformément aux
textes en vigueur
Unanimité moins 1 contre

* L'AG a ensuite débattu de l'appel à une grève générale le jeudi 23
mars, à la suite de l'appel de l'AG des étudiants de samedi et de la
coordination de Dijon : *
« Ce même jour nous demandons aux organisations syndicales d'y appeler à
la grève générale le jeudi 23 mars. »
Unanimité moins 6 abstentions et 2 contre

Lycées
4 des 5 lycées de l'agglomération sont complètement bloqués par les
éléves. Dans le 5ème lycée (lycée technique), beaucoup de lycéens sont
partis rejoindre les étudiants et les autres lycéens.
Le premier lycée occupé (depuis mardi dernier) a organisé un vote avec
l'aide des parents et des profs, l'administration ayant fourni les
listes des élèves.
Résultats : 872 votants, dont 15 blancs ou nuls donc 857 exprimés.
Résultat global : 694 pour la poursuite (80%) 163 contre (19%).
Les personnels ont ensuite tenu une AG : La motion suivante a été adoptée :
L'assemblée générale des personnels du Lycée Saint-John Perse réunis le
lundi 20 mars 2006 condamne le CPE et demande son retrait.
Les personnels se félicitent du bon déroulement du vote des élèves sur
la poursuite de l'occupation.

Ils constatent l'écrasante majorité qui s'est dégagée en faveur de la
poursuite du mouvement. Ils respectent ce choix.
Les personnels appellent à la manifestation du jeudi 23 aux côtés des
lycéens et des étudiants. Ils appellent à la grève ce jour là si le
Lycée devait être évacué d'ici là.
Par ailleurs, ils s'engagent à tout mettre en \u0153uvre pour rattraper les
cours dans les classes d'examen.

Reims
Les étudiants réunis aujourd'hui dans une AG de pratiquement 2000
personnes se sont à la quasi unanimité prononcés contre le CPE et pour
la grève; ils ont longuement débattu de ses modalités et ont finalement
procédé à un vote dont les résultats ont été minutieusement dénombrés :
879 voix pour le blocage et 541 contre.
A noter que l'amphi était trop petit pour contenir l'assemblée qui s'est
tenue en plein air devant la bibliothèque, et sous la pluie pendant plus
de deux heures.



Motion AG personnels Paris8 20/03

Motion votée en AG :

En novembre dernier, après la mort brutale de deux leurs amis dans une
course poursuite avec la police, les jeunes des quartiers populaires
entraient en révolte contre l'absence d'avenir que leur réserve cette
société. La réponse du gouvernement a été l'instauration de l'état
d'urgence. Dans la foulée du CNE, il a créé leCPE. Aujourd'hui les
étudiants et les lycéens demandent le retrait du CPE et de la loi sur
l'égalité des chances, refusant eux aussi d'être traités comme des kleenex.
Nous universitaires, chercheur-e-s et personnels Iatoss sommes
totalement solidaires de ce mouvement. Après le CNE et les CDD pour les
seniors, le CPE porte atteinte à l'ensemble des garanties prévues par le
code du travail pour les salarié-e-s et ne peut que généraliser la
précarité dans toute la société. C'est ce qu'ont bien compris 70% de la
population.

Après la mobilisation exceptionnelle du samedi 18 mars, il faut franchir
une nouvelle étape. Un appel à une grève générale de l'ensemble des
fédérations et confédérations syndicales est indispensable pour marquer
la détermination des organisations syndicales et contraindre le
gouvernement à reculer.
Mais il ne faut pas attendre. C'est le 23 mars que doit avoir lieu cette
grève interprofessionnelle. Retarder cet appel à la grève peut porter
préjudice à la mobilisation de trois manières. Plus on attend, plus il
existe des risques de confrontations entre des étudiants décidés à
franchir les barrages et les étudiants décidés à défendre leur grève ;
.plus on attend, plus la presse et le gouvernement vont chercher à
discréditer le mouvement étudiant et lycéen par les affrontements
minoritaires de fin de manifestations ; le gouvernement interprétera
enfin ce délai comme l'expression de tergiversations des organisations
syndicales. Il faut le convaincre du contraire.
C'est pourquoi, nous universitaires, chercheur-e-s et personnels Iatoss
réaffirmons notre soutien à ce mouvement et demandons aux fédérations
et confédérations syndicales d'élargir la mobilisation en appelant à une
journée de grève interprofessionnelle dès jeudi 23 mars.
Motion votée à l'unanimité en assemblée générale des personnels
enseignants et Iatoss, Université Paris 8 - Saint-Denis, ce lundi 20
mars 2006.


Etudiants d'histoire
Etudiants Paris 8

Motion du CA Paris8 17/03 + infos jeudi soir

MOTION du CA votée vendredi 17 mars

Le conseil d’administration de l’Université Paris 8, dans le cadre de sa réunion extraordinaire du 17 mars 2006, s’insurge
- contre la précarisation croissante d’une jeunesse qui voit se multiplier les obstacles à son intégration dans la vie active, comme l’a clairement montré la récente crise des banlieues,
- et contre la précarisation qui touche une partie de plus en plus grande des salariés du public et du privé.

Il attire l’attention du gouvernement sur les risques de violence sociale que représente le maintien du « contrat première embauche » (CPE).

Il exprime son opposition au CPE qui, au même titre que le CNE, participe de la déconstruction du code du travail, et son opposition à la loi dite de l’égalité des chances. Il demande leur retrait.
Le CA exprime également son opposition à la précarisation croissante de l’emploi scientifique proposée au même moment dans le cadre de la loi sur la recherche.
Il exprime enfin son exigence que soit prise en compte la nécessité de donner les moyens au système éducatif et universitaire afin qu’il puisse pleinement assumer ses responsabilités ç l’égrad de la jeunesse.

Le CA
- demande que l’université reste ouverte pour pouvoir maintenir le lien entre étudiants, enseignants et autres membres du personnel, et s’oppose à toute intervention policière contre la mobilisation,
- décide de l’organisation à compter de lundi 20 mars d’une semaine « Université ouverte », avec la suspension des cours pour que se tiennent des conférences forums, débats, s’appuyant sur les compétences des enseignants de notre université autour des thèmes de la précarité sociale et du droit du travail,
- demande aux UFR et départements d’organiser les échanges pour trouver une solution convergente garantissant une validation pleine et entière des EC qui ne pénalisent pas les étudiants, sur la base d’une égalité de traitement de tous. Le CA du 24 mars sera amené à se prononcer sur ces dernières propositions, conjointement avec le CEVU.

Avant l'AG et le CA :
au vu de la tournure des événements, il me semble impératif que le CA non seulement se prononce quant au CPE, mais
- parce que nous voulons que l'université reste un lieu de débat, de confrontation, de réflexion mais pas un lieu de guerre de tranchée entre étudiants
- parce parce que nous ne voulons pas que es étudiants soient pénalisés par le mouvement en cours et mis en situation d'inégalités devant la validation des études
- parce que nous ne voulons pas que les étudiants mobilisés en soient réduits à des initiatives d'éclats soumis à des dérapages et une logique de répression policière

que le CA se prononce pour l'organisation d'une semaine de fac ouverte avec utilisation de tous les amphithéâtres pour organiser des conférences et débats à partir des compétences des enseignants de notre université autour des thèmes de la précarité sociale, suspension de tous les cours, et organisation des débats dans les UFR pour trouver une solution commune à une validation pleine et entière des diplômes sans pénalisation des étudiants.
Le CA du 24 serait amené à se prononcer sur ces dernières propositions.

Cordialement à tous
François Castaing
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Echo des heurts de jeudi 16 au soir tels que je les ai reçus :

La manif parisienne a été une grande réussite en terme de mobilisation. Toutes les facs de la rp étaient présentes, ainsi que de nombreux lycées mais aussi des étudiants de Poitiers, de l'iut de Tours. Je n'ai pas fait comptabiliser, mais pour info la tête de manif a terminé à 16h30 à Sèvres Babylone alors qu'il restait encore des cortèges à Place d'Italie.
Après la manif parisienne massive, un départ en action a été organisé par les intermittents et la coord parisienne étudiante. Cette action a regroupé plusieurs milliers de personnes et a dû être arrêtée car les personnes en tête de l'action étaient soient des autonomes (de Paris et de Turin) ainsi que plusieurs dizaines de jeunes qui tapaient et dépouillaient des passants.
Parrallèlement plusieurs milliers puis centaines de personnes ne se sont pas dispersées en fin de manif et ont donc du coup étaient amenées à affronter les crs. Bilan: 100 à 150 arrestations.
Une fois ces heurts de fin manif terminés, 1000 à 2000 jeunes (essentiellement des étudiants et jeunes précaires) se sont retrouvés à Place de la Sorbonne aux alentours de 18h/19H. Quelques bars et une librairie de la place ont été attaqués. Vers 20h, les crs ont dispersés les manifestants dans des petites rues et le so de la cnt est parti en raison de l'impossibilité de gèrer collectivement cet éparpillement des manifestants dans les petites rues. Comme 200 à 300 jeunes, je suis revenu sur le boulevard St Michel (entre place de la sorbonne et le métro cluny). Parallèlement, des échos me disaient qu'il y a eu des heurts avec les crs dans les petites rues.

Vers 21h, les crs ont commencé à encadrer les 200 manifestants restants sur le boulevard st michel en les empêchant de redescendre au métro cluny et de remonter le boulevard st michel.
Par la suite, une centaine de jeunes (dont moi) ayant échappés à l'encerclage et s'étant regroupés dans la rue commercante de Charpe ont eu droit à une charge de fafs (nombre? certainement une cinquantaine). Cette charge de fafs a été clairement autorisée par les crs qui étaient à l'entrée de la rue de charpe. Et pendant ce temps, les 200 jeunes encerclés du boulevard st michel ont été embarqués par les crs.

Philippe du sf/ paris1 est en ce moment à la coord parisienne en train de gérer les appels téléphoniques et recensé le nombre de personnes en GAV ce soir. Une quinzaine de personnes ont été appelées pour faire part de leur arrestation après l'encerclement sur le boulervard st michel.
Kamel - militant à sud-etudiant paris1.

jeudi, mars 16, 2006

vendredi 17 mars

CA spécial CPE le matin

AG Ufr Arts (etudiants, enseignants, iatos) le matin

Midi : AG enseignants et iatos (s'informer sur place pour le lieu)

Résumé 16 mars





Social-emploi-éducation-CPE-jeunes-sondage
Les Français à 68% (+ 13% en une semaine) pour le retrait du CPE (CSA)

PARIS, 16 mars 2006 (AFP) - Les Français sont à 68% favorables au retrait
du contrat première embauche, soit 13% de plus que le 8 mars, selon un
sondage
CSA à paraître vendredi dans Le Parisien Aujourd'hui en France.
27% se disent contre le retrait du CPE et 5% ne se prononcent pas, selon
cette enquête, réalisée par téléphone les 15 et 16 mars auprès de 857
personnes de 18 ans et plus (échantillon national, méthode des quotas).


Social-éducation-CPE-emploi-jeunes-manifestations,PREV
Anti-CPE: de 247.500 à 500.000 manifestants, dont 33.000 à 120.000 à Paris
(ENCADRE)

PARIS, 16 mars 2006 (AFP) - Les manifestations contre le contrat première
embauche (CPE) ont réuni jeudi de 247.500 à 500.000 jeunes à travers la
France, dont 33.000 à 120.000 à Paris, d'après les chiffres du ministère de
l'Intérieur et ceux des organisateurs.
Cette journée nationale, organisée par le Collectif-jeunes anti-CPE qui
regroupe une quinzaine d'organisations politiques et syndicales, dont
l'Unef
et les syndicats lycéens Fidl et UNL, a vu des défilés dans 70 à 80 villes.
Les cortèges les plus importants ont arpenté les villes universitaires, sur
fond de grèves et de blocages d'universités (58 sur 84 touchées selon
l'Education nationale, 66 selon l'Unef).
Le défilé le plus important, concernant toute l'Ile-de-France, a eu lieu à
Paris avec 120.000 manifestants selon les organisateurs, 33.000 selon la
police.
Il y a eu par ailleurs 25.000 personnes à Bordeaux d'après les
organisateurs (6.800 pour la police), 17.000 à Toulouse (9.000), 15.000 à
Marseille (7.000), 15.000 aussi à Rennes (5.000), 12.000 à Lille (6.500),
10.000 à Clermont-Ferrand (4.000), Montpellier (5.000) et à Angers (4.200),
8.000 à Lyon (5.000) et à Poitiers (6.000), 7.000 à Limoges (5.000) et
5.000 à
Grenoble, Besançon, Orléans, Brest et Strasbourg, selon les organisateurs.
Plusieurs milliers de jeunes ont également manifesté dans des villes comme
Rodez, Tours, Saint-Brieuc, Roanne, Lorient, Avignon... et même quelques
centaines à Bergerac, Sarlat, Vannes, Montbéliard, Autun, Figeac ou encore
Gourdon.
Les deux précédentes journées de manifestations contre le CPE, à l'appel
conjoint des syndicats jeunes et salariés, avaient eu lieu le 7 février,
avec
200.000 à 400.000 participants (police et organisateurs), et le 7 mars,
réunissant entre 400.000 (police) et un million de manifestants (CGT).

Angers

L’Assemblée générale du jeudi 16/03 a réuni 1162 étudiant-e-s du campus
de Belle-Beille (1564 le lundi 13/03) dans la Halle des sport du campus.
Elle a reconduit la grève et le blocage des Facultés de Lettres et de
Sciences par un vote à 64% (58% le 13/03). Ce blocage, effectif depuis
vendredi dernier, sera à nouveau soumis au vote mercredi prochain.

Une Réunion des personnels de la fac des sciences avait le matin voté la
motion suivante (lue le midi à l'AG étudiante) :

Les personnels de l'UFR Sciences (...) expriment leur soutien et leur solidarité aux
étudiants en
lutte contre le CPE et s'engagent à tout mettre en oeuvre pour que les étudiants ne
soient pas
pénalisés dans leur évaluation par le blocage des cours.

Motion adoptée par:
83 voix pour
2 abstentions
0 voix contre


Pau

Belle manif de plusieurs milliers de jeunes. Difficile à compter car
des groupes pouvant regrouper quelques centaines de lycéens ont eu du
mal à retrouver la manif. En plus des étudiants, beaucoup de lycéens venant de Pau
et des
villes environnantes, certains arrivant en bus (par exemple 3 bus de
Mauléon) et d'autres en train. La surprise est venue des collégiens d'un
collège de Pau qui sont arrivés à une cinquantaine, avec banderolles,
pour rejoindre les étudiants. Les salariés se comptaient plutot par dizaine.
Après la manif, AG à la fac. Reconduction de la grève avec blocage
jusqu'à la prochaine AG mardi 21 mars : 1304 pour, 533 contre et 24
abstentions.








action="read_body.php?mailbox=INBOX&sort=0&startMessage=1&passed_id=122" method="post">Move to:

infos diverses


Vous trouverez ci-dessous,
1/ la lettre envoyée au président en votre nom pour la tenue d'un CA extraordinaire.
Pour info, le vice president du CA et B. G. avaient, le lendemain de l'AG des
personnels et avant l'envoi de ce courrier, proposé un texte de motion demandant
le retrait du CPE pour le CA du 24. Dorénavant, le CA est bien le 17 comme demandé
( obtenu sans difficulté).

2/ infos P8

* Plusieurs collègues font part de débats et de programmes d'université critique à P
III ou PX. Or depûis le temps que nous faisons cette proposition pour PVIII, nous
rencontrons de vraies difficultés pour en faire de même. C'est un peu dommage.
Je propose qu'à l'occasion de la journée de vendredi, nous envisageions les
modalités plus concrètes de mise en place d'une telle initiative pour P VIII.
* Parce que le recul du gouvernement n'est aucunement assuré à cette heure, la
question risque fort de se poser dans les jours à venir de comment fait on gravir
une marche supplémentaire à l'état de mobilisation qu''est le nôtre, avec toutes les
contraintes qui pèsent sur nous. A ce titre, nous ne pourrons probablement pas
esquiver la question d'une participation plus explicite à la grève à l'image de
certaines universités. Comme cette question est difficile si nous ne voulons pas
qu'elle soit formelle, il semblerait raisonnable que nous commencions peut-être à en
discuter dès ce vendredi. Nous pourrions profiter de la tenue du CA extraordinaire
le matin pour tenir une AG des personnels vendredi midi, nous permettant ainsi de
lancer les discussions pour des décisions à prendre la semaine suivante.
Nous pourrions en décider demain matin à l'occasion du départ à la manif à partir de
P VIII et faire circuler l'info dans la manif.
Cordialement à tous
François

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LETTRE au Président de P8
-------------------------
Saint-Denis, le 14 mars 2006

Monsieur le Président,

Au nom de l’assemblée générale des personnels de Paris 8 réunie le 13
mars, comme au nom d’élus dans les différents conseils centraux de
l’Université, je vous envoie par la présente une double demande :

- la première concerne la tenue d’un CA extraordinaire dès ce vendredi
17 mars, au lendemain de la grève et de la manifestation du 16 mars et
à la veille de la journée nationale de manifestation du samedi 18 mars
auxquels nous avons décidé de participer, en vue de faire le point sur
la situation créée par l’adoption du projet de loi sur l’égalité des
chances comprenant notamment la création du CPE. Il nous semble en
effet que nous sommes pleinement concernés par des mesures qui
engagent non seulement l’avenir de la jeunesse – dont ceux qui sont
aujourd’hui nos étudiants – mais aussi la place de l’université dans
un monde où s’impose chaque jour de plus en plus la référence à la
précarité. De plus, la mobilisation à l’initiative des étudiants, en
ce qu’elle influe sur la vie de notre université interpelle évidemment
directement les conseils, notamment en ce qui concerne la validation
des diplômes.


- La deuxième concerne une demande qui vous est particulièrement
adressée en tant que président de l’université. A l’instar d’un
certain nombre de vos collègues, il nous semble important que vous
vous prononciez sur ce sujet d’autant plus à la veille d’un colloque
important de la CPU qui se tient à Nantes .

Je vous fais parvenir dans ce même courrier la motion adoptée par
l’assemblée générale des personnels Iatoss et enseignants.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de mes
salutations distinguées.

François Castaing

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3- Infos autres villes

PERPIGNAN
Trois cents étudiants de l'université de Perpignan, réunis en assemblée
générale, ont voté à l'unanimité mercredi une motion d'opposition au
CPE, a constaté un journaliste de l'AFP, tandis que le président de
l'université a préconisé une "rediscussion du texte". L'université de
Perpignan, qui compte quelque 7.000 étudiants dont 35% d'étrangers peu
concernés par le contrat première embauche, était jusqu'ici en marge
du mouvement. L'AG a appelé à la manifestation du 16 mars contre le
CPE qui doit avoir lieu le matin à Perpignan, tout en cherchant
d'autres modalités d'action. Les étudiants ont reçu l'appui du
SNES-Sup qui dénonce "un modèle ultra-libéral qui joue les uns contre
les autres dans un contexte d'individualisme généralisé". Le président
de l'université de Perpignan, François Féral, a indiqué dans la presse
locale son "scepticisme" sur le bien fondé du CPE, dont "il ne voit
pas en quoi il va répondre aux difficultés des jeunes". "Il s'agit
plus d'une procédure d'aubaine pour les patrons que d'un encouragement
à l'emploi", selon lui. M. Féral préconise une "rediscussion du texte"
en retardant la promulgation de la loi.

TOULOUSE
L'assemblée générale des étudiants de l' Université Toulouse 1, tenue
ce jour à partir de 12h30, vient de voter à une forte majorité

la Grève reconductible de l' Université Toulouse 1 à partir de
demain , Jeudi 16 Mars 2006, assortie d'un blocage complet de l'
Université à partir de demain 8h .

Elle rejoint ainsi les 2 autres universités toulousaines, Toulouse II
et Toulouse III, dans la grève !!


PAU
L'université de Pau est occupée par les étudiants depuis plus d'une semaine. Le

président de l'université a suspendu les cours par 2 fois. Cette fois ci

jusqu'à ce soir inclus. La dernière AG (lundi) a rassemblée plus de 2000

étudiants. Votes pour la grève avec blocage Pour : 1783 Contre : 540 et

quelques abstentions. Hier, visite de la mairie de Pau ou ils ont été

reçu par le maire André Labarrère qui les a soutenus (du moins en

parole). Cet après-midi, blocage du péage de l'autoroute sous le regard

débonnaire des flics qui ont quand même pris des photos ...

Le personnel de l'université s'est réuni en AG la semaine dernière et

participe au mouvement (ceux qui étaient à l'AG ...).

Le lycée St John Perse est occupée depuis ce matin par les lycéens.


4 - Les locataires à l'essai !!!!

Par ailleurs, envoyée ce matin une info du nouvel obs concernant la
proposition par le président de l'UNPI (union nationale des proprietaires bailleurs)
inspirée du CPE, de location à l'essai. Je ne l'ai pas relayée pensant
à un gag ou à un poisson du 15 mars. Eh bien il n'en est rien !!! C'est une vraie
info.



RAPPEL MANIF 16 MARS & autres infos

Rappel : manif de jeudi RV dans le hall de la fac avant midi ou metro
corvisart angle rue corvisart 13 heures trente.


Le mardi 14 MARS 2006*

*
*Les personnels (chercheurs, enseignants-chercheurs, personnels
administratifs, techniciens, ingénieurs, et doctorants) du CSU réunis en
AG le 14 mars 2006 se déclarent concernés par l’augmentation de la
précarité dans les secteurs privés et publics et solidaires du mouvement
pour le retrait du CPE/CNE et de la loi sur l’égalité des chances.

Ils adhèrent à la motion votée par l’AG des personnels de Paris 8 le 13
mars 2006. Ils ajoutent que les préoccupations du mouvement actuel
rejoignent leurs critiques de « la loi de programme pour la recherche »
(votée par l’assemblée nationale le 7 mars 2006) et la précarisation des
personnels qu’elle entraîne.


Ils appellent à participer aux manifestations des* 16 et 18 mars prochains.

*

Cultures et sociétés urbaines (CNRS-Université Paris 8)

Site Pouchet (ex-Iresco)

59 rue Pouchet

75017 Paris

http://www.csu.cnrs.fr/

Paris, le 14 mars 2006

Les organisations soussignées se réjouissent du mouvement de rejet du
CPE que traduisent le succès des manifestations du 7 mars et les
mouvements de grève dans les universités. Elles confirment leur
opposition à ce dispositif et à une politique qui refuse toute ambition
pour la jeunesse.

Elles apportent tout leur soutien à l'action des lycéens et des
étudiants le 16 mars et appellent à participer massivement aux
manifestations qui, le 18 mars, rassembleront les jeunes, leurs parents
et les salariés.


*CEMEA – CRAP - EEDF - JPA – FCPE - FERC/CGT – FIDL - FOEVEN - FRANCAS -
FSU – GFEN - ICEM - LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT - OCCE – PEP - SGEN/CFDT -
UNEF - UNL - UNSA Education*





Faits marquants du 15 Mars


1) communiqué de l'UNEF

*64 universités en grève : rendez vous dans la rue jeudi 16 mars

*L’UNEF se félicite aujourd’hui encore de l’ampleur de la mobilisation,
ce sont désormais les trois quarts des universités qui sont en grève.
Comme les journées précédentes, de nouvelles universités sont venues
renforcer le mouvement de grève contre le CPE.

Aujourd’hui ce sont 5 nouvelles universités qui ont rejoint la
mobilisation : Besançon, Bordeaux 4, Montpellier 1, Toulouse 1 et Toulon.

Cela porte donc à 64 le nombre d’universités en grève. De nombreux
établissement non universitaire ont également rejoint le mouvement
notamment plusieurs écoles d’architectures, de beaux arts et de nombreux
IUT.

L’UNEF appelle les étudiants à poursuivre leur mouvement de grève.
L’UNEF appelle tous les jeunes à faire demain partout en France des
manifestations massives, pacifiques et déterminées pour faire barrage au
CPE.

2) Infos AFP

Social-emploi-éducation-CPE-jeunes,PREV-CORRECTION
Liste des universités perturbées mercredi, selon un décompte de l'AFP
PARIS, 15 mars 2006 (AFP) - Plusieurs dizaines d'universités étaient
touchées mercredi par le mouvement contre le contrat première embauche
(CPE):
sur 84 universités, 51 étaient perturbées selon le ministère de l'Education
nationale (17 bloquées et 34 perturbées), 58 selon un comptage effectué par
l'AFP, et 64 selon l'Unef.

Voici la liste des établissements concernés par grève, blocages plus ou
moins partiels ou fermeture, selon le décompte effectué par les bureaux
régionaux de l'AFP.

Paris I: blocage partiel
Paris III: blocage
Paris IV: fermeture partielle (site de la Sorbonne)
Paris V : blocage partiel (site Boulogne)
Paris VI: blocage partiel
Paris VII: blocage
Paris VIII: grève sans blocage
Paris X: blocage et occupé
Paris XI: blocage partiel (fac de droit)
Paris XII: barrage filtrant et blocage jeudi
Paris XIII: grève sans blocage
Marne-la-Vallée: occupation
Evry: blocage
Cergy-Pontoise: barrage filtrant

Rennes I: grève partielle
Rennes II: blocage jusqu'à lundi
Le Mans: blocage
Tours: blocage (IUT débloqué)
Poitiers: blocage
Orléans: blocage partiel
Brest: blocage
Nantes: blocage
Le Havre: blocage

Rouen: blocage et grève
Caen: blocage et grève (avec les personnels)

Lille I: blocage
Lille II: blocage partiel jusqu'à vendredi inclus
Lille III: blocage jusqu'à fin de semaine
Artois (Arras et Lens): blocage
Littoral-Côte d'Opale (Dunkerque, Calais): blocage partiel
Amiens: blocage
Reims: blocage

Strasbourg II: occupation sans blocage
Nancy II: grève et blocage jusqu'à lundi

Lyon II: blocage
Saint-Etienne: blocage
Clermont-Ferrand II: blocage et grève
Dijon: blocage
Besançon: grève et blocage partiel
Limoges: blocage
Grenoble I: blocage
Grenoble II: blocage
Grenoble III: blocage

Bordeaux I: blocage
Bordeaux II: blocage
Bordeaux III: blocage
Pau: cours suspendus, occupation

Toulouse I -Arsenal: blocage et grève
Toulouse II-le Mirail: grève et blocage jusqu'à mardi
Toulouse III-Paul Sabatier: blocage

Aix-Marseille I: blocage, grève et occupation
Aix-Marseille II: grève et occupation
Aix-Marseille III: cours suspendus
Corte: blocage
Montpellier II: cours suspendu jusqu'à jeudi inclus
Montpellier III-Paul Valéry: grève jusqu'à lundi, blocage
Nice: grève
Perpignan: blocage


3/ Voici la motion votée par le CA de Paris 6 cet après midi

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Motion du CA du 15 mars 2006

Depuis plusieurs semaines, la jeunesse mobilisée exprime son rejet du Contrat
Première Embauche (CPE).

Attentive au devenir et à l'insertion professionnelle des jeunes qu'elle forme,
l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC) constate que :
le CPE est porteur de précarité pour la jeunesse
le CPE participe d'une régression sociale menaçant tous les salariés
Le CA de l'UPMC demande donc l'abandon du CPE.

Le CA décide en outre, afin qu'aucun étudiant ne soit pénalisé, que le calendrier
des cours, TP, TD ainsi que les examens, sera réexaminé et mis en oeuvre dès que les
conditions de la reprise des enseignements seront assurées, dans le respect des
droits de l'ensemble des personnels.

Le CA mandate le Président de l'UPMC pour qu'il relaie ces positions auprès des
diverses instances, CPU compris, où il représente l'UPMC.

4/ Social-emploi-éducation-jeunes-égalité-CPE-sondage
Les étudiants ont raison de s'opposer au CPE pour 62% des Français
(sondage)
RENNES, 15 mars 2006 (AFP) - Les étudiants "ont raison" de s'opposer au
CPE car c'est "un dispositif qui précarise les jeunes", estiment 61,5%
des Français, selon un sondage TMO pour France 3 Ouest, Ouest France et
Le Télégramme rendu public mercredi.
Seuls 24% des Français estiment que les étudiants "ont tort", 14,5% ne
se prononçant pas.
Selon ce sondage effectué par téléphone du 9 au 13 mars, l'adhésion au
mouvement anti-CPE est particulièrement forte chez les moins de 25 ans
(79%), mais diminue avec l'âge pour atteindre 61% chez les 50-64 ans et
seulement 45% chez les plus de 65 ans.
Mais, même dans cette dernière catégorie, seuls 29% donnent tort aux
étudiants anti-CPE.
L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la
population nationale de 1.001 personnes âgées de 18 ans et plus.



mardi, mars 14, 2006

P8 : Cours ouverts A TOUS Special CPE

A la suite de l'information donnée au cours de l'AG des personnels de Paris 8 lundi 13 mars, voici deux propositions de cours ouverts, proposés par Denis Bertrand, Département de Littérature française :

- "Le discours de l'information : lecture sémiotique d'une page du journal /Le Monde/ sur le CPE" (vendredi 17 mars, 13h00-15h00) ;
- "L'écriture des dessous du pouvoir : entre littérature et journalisme, Stendhal et F.-O. Giesberg" (lundi 20 mars, 13h00-15h00).

La proposition est de les donner dans leur salle habituelle (Bâtiment B, 3e étage, B 333), mais tout autre lieu, ainsi qu'un éventuel déplacement horaire dans la journée proposée (afin de ne pas coïncider avec les AG des étudiants) est possible.

Bien cordialement,
Denis Bertrand

Je propose, comme convenu à l'AG des UFR 4 et 5 qui s'est tenue aujourd'hui, un cours ouvert qui peut avoir lieu dans le cadre de mon cours (lundi prochain 12h 15h) ou à toute heure qui conviendra cette semaine, sur le sujet /Littérature et engagement/.
Martin Mégevand
Département de littérature française



Bonjour,

Dans le cadre de nos activités forum, cours ouverts débats,
je propose un cours suivi de débat sur le sujet
/Solidement dans le précaire ?/
/Réflexions sur le travail restant socialement nécessaire sur une planète souhaitée hospitalière aux humains./

Ce pourra être soit le vendredi 17 mars, créneau 12h-15h ou 15h-18h
où le lundi 20/3 dans le créneau de mon cours : 12h-15h.
Lieu : soir amphi si on peut l'obtenir, soit un hall dans l'enceinte de la fac, à la limite sur le parvis.

Cordialement
Ingolf Diener

Lundi 15 heures : salle B 232 Retour sur un rapport d'évaluation : les jeunes en grande difficulté
F.Castaing

Mardi 9 heures salle D 005 : La centralité de la précarisation du lien au travail dans la précarisation du lien social

1- Jeudi 16 mars
La manifestation partira certainement de Place d'Italie pour aller à Sevres Babylone
départ 14h30 (Gobelins, Port Royal Montparnasse, Raspail)
RDV à Paris 8 pour un départ collectif à 12h30
ou directement 13 h 30 au métro Corvisart angle rue Corvisart(ligne 6)

2 - Vendredi 17 mars
CA extraordinaire de Paris 8 Question unique :
La situation à l'Université créée par le C.P.E.

3 - samedi 18 mars
Manifestation de Denfert à Nation Depart 14h 30
Le RV de Paris 8 n'est pas encore fixé.

4 - Une initiative émanant de Paris 7

(à signer sur http://www.jussieu.ras.eu.org/univcpe/)

Les enseignants de l'Université Paris-7-Denis Diderot expriment leur rejet catégorique de la loi établissant le CPE. Celui-ci menace de priver une majorité de jeunes de 16 à 26 ans de la possibilité d'obtenir un emploi stable. Sous couvert de lutte contre le chômage, il s'inscrit dans une politique générale de précarisation. Il constitue une remise en cause du droit du travail et de toute possibilité pour de jeunes salariés facilement « éjectables » de négocier leurs conditions de travail. C'est en tant qu'enseignants concernés par la formation mais aussi par l'avenir professionnel de nos étudiants que nous nous mobilisons et que nous appelons nos collègues de tous les établissements universitaires français à faire de même, et à exiger le retrait du CPE.

PETITION ANTI-CPE


http://ns2821.ovh.net/~stopcpe/petition/php/

14 mars : infos autres facs

NOUVELOBS.COM | 13.03.06 | 18:32

La mobilisation contre le CPE a désormais atteint les plus hautes instances universitaires puisque huit administrations d'université ont à ce jour demandé le retrait.

Le président de l'université BORDEAUX 3, le professeur Singaravelou, a indiqué lundi 13 mars devant une assemblée générale de ses étudiants que son conseil d'administration demandait le "retrait du CPE".

Il a précisé que le conseil d'administration avait "demandé le retrait du CPE à l'unanimité". "On ne veut pas de ce CPE dont je vous rappelle que l'université a été l'une des premières à le condamner",
a-t-il déclaré devant plus de 800 étudiants massés dans un amphithéâtre bondé.

"Au-delà du CPE, c'est 30 ans d'échec de la politique de différents gouvernements qui se sont succédés", a-t-il ajouté. Et de conclure: "ce ne sont pas les interventions faites hier soir qui vont changer quoi que ce soit."

"Mobilisation nécessaire"

Réunis en assemblée générale, les quelque 800 étudiants présents ont voté lundi à une large majorité un blocage total de l'université de BORDEAUX 3 (lettres et sciences humaines) jusqu'à jeudi inclus pour exiger le retrait du CPE.

Les étudiants ont voté à main levée et à une grande majorité pour la reconduction du blocage de l'université, qui est effectif depuis lundi matin.

L'AG a eu lieu dans le plus grand amphithéâtre de l'université, comptant 700 places assises, et qui était bondé.

Le président de BORDEAUX 3 a encore assuré que les étudiants "sont dans leur droit mais (il faut que cela soit) dans le respect matériel et moral de l'autre". "Ils font l'expérience de la démocratie. Je n'ai aucune raison de briser les étudiants", a-t-il dit. "La mobilisation est nécessaire et je le comprends. Qu'il y ait blocage ou non, je l'accepterai", a-t-il conclu.

STRASBOURG et TOURS s'associent

François-Xavier Cuche, le président de l'université Marc-Bloch de STRASBOURG (lettres et sciences humaines), va demander à Dominique de Villepin de rétablir les conditions du dialogue. Et selon lui, cela "
ne pourra se faire avec le maintien du CPE", a-t-il annoncé lundi.

"Le but est de reprendre le dialogue et je crois qu'aujourd'hui il n'est pas possible tant que le CPE est maintenu", a-t-il déclaré.

Par ailleurs, des étudiants de l'Université Marc-Bloch ont voté lundi la poursuite de l'occupation de locaux sans blocage des cours.

La prise de position du président de l'Université de STRASBOURG intervient alors que les demandes de retrait du CPE se multiplient dans les instances universitaires.

Le conseil d'administration de l'université François-Rabelais à TOURS a également voté lundi en séance extraordinaire une motion demandant le retrait immédiat de la disposition législative relative au contrat
première embauche (CPE).

Cette motion a été adoptée par 23 voix pour, 2 contre et 7 abstentions, a précisé l'université.

"Le CPE intégré à la loi sur l'égalité des chances constitue, pour les jeunes de moins de 26 ans, une dérogation inacceptable au droit commun. La loi enferme durablement les jeunes, et notamment les
diplômés de l'enseignement supérieur, dans une situation d'instabilité professionnelle limitant leur droit à construire leur avenir", indique le communiqué.

Après PARIS, TOULOUSE et NANTES

Ces annonces s'ajoutent à celles des deux "doyens" (directeurs d'UFR) de l'université Denis-Diderot (PARIS VII) qui ont également déclaré s'être associés aux prises de position de trois présidents
d'université, TOULOUSE III, NANTES et PARIS X, demandant le retrait du CPE.

Jean-Pierre Vallat, directeur de l'UFR de géographie, histoire, droit, économie et Etienne Tassin, directeur de l'UFR de sciences sociales, ont ainsi adressé aux universitaires un message.

Ils expliquent ainsi: "Nous nous estimons responsables de l'avenir des milliers d'étudiants que nous formons et en tant que tels, nous estimons de notre devoir de réagir".

"En l'absence de position du président de PARIS VII, nous proposons de nous adresser au Premier ministre afin de demander la suspension du CPE et l'ouverture immédiate de négociations", ajoutent-il

LES ENSEIGNANTS DE PARIS 10 REUNIS EN ASSEMBLEE GENERALE ONT VOTE LA
GREVE CONTRE LE CPE/CNE

Nous sommes enseignants à PARIS 10. Opposés au CPE/CNE, nous soutenons le mouvement étudiant et avons voté ce matin en Assemblée Générale la grève pour le retrait du CPE/CNE.

Le Président de PARIS 10 avait appelé à une consultation des étudiants sur une question biaisée. Face à la contestation des étudiants, des enseignants et des personnels IATOS, qui estimaient
qu'une telle intiative était illégitime et dangereuse, il y a renoncé. Mais il a décidé, unilatéralement, la fermeture du campus.

Nous tenons à exprimer notre oppsiiton à cette décision qui vise à déstabiliser le mouvement et est contradictoire avec les votes du Conseil d'administration se prononçant contre le CPE/CNE.

Nous avons réitéré aujourd'hui notre proposition d'organiser
une semaine sans cours, consacrée à des conférences et débats autour
des thèmes du travail, de la formation et de la précarité.

Nous exigeons la réouverture du campus pour pouvoir poursuivre les échanges et les liens avec les étudiants.

Nous décidons d'être présents aux côtés des étudiants grévistes durant leur occupation jusqu'à la réouverture des locaux.

P8 : AG 13 mars enseignants et iatos

   MOTION DES PERSONNELS DE PARIS 8
REUNIS EN AG LE 13 MARS 06



- Les personnels enseignants et Iatoss présents se sentent concernés par
l’augmentation de la précarité, qui touche les étudiants par l’instauration
notamment du CPE, ainsi que par celle qui touche une partie de plus
en plus grande des salariés du public et du privé.

- Ils se déclarent solidaires du mouvement pour le retrait du CPE/CNE
et de la loi sur l’égalité des chances.

- S’opposent à toute fermeture administrative de l’université et à toute
intervention policière contre la mobilisation

- Souhaitent que l’université reste ouverte pour pouvoir maintenir le lien
entre étudiants, enseignants et autres membres du personnel, tout en
se déclarant disponibles pour les actions collectives.

- Sont favorables à l’organisation de séminaires, de conférences, de cours
ouverts, de débats et/ou de forums autour des questions de précarité
et de droit du travail au sein des différents départements et UFR.

- S’engagent à ne pas pénaliser les étudiants et à définir en concertation
les modalités de validation appropriées à la situation.

Appellent tous les étudiant-e-s enseignant-e-s et personnels à participer
massivement
à la grève et aux manifestations de
JEUDI 16 MARS et SAMEDI 18 MARS.


P8: ufr 4 et 5

MOTION ENSEIGNANTS, PERSONNELS IATOS ET ÉTUDIANTS DES UFR 4 ET 5
RÉUNIS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
LE LUNDI 13 MARS 2006

Les enseignants, les personnels administratifs et les étudiants des
UFR 4 " Histoire, Littératures, Sociologie " et UFR 5 " Langues et
civilisations étrangères " de l'Université de Paris 8, réunis en
assemblée générale le 13 mars 2006 à 15 heures, se déclarent tous
également concernés par le risque majeur d'atteinte au droit du
travail que représentent le CPE, le CNE et la " loi sur l'égalité des
chances ".
Ils s'affirment solidaires du mouvement pour leur retrait.
Ils souhaitent que l'Université reste ouverte pour que le lien soit
maintenu entre étudiants et personnels, tout en se déclarant
disponibles pour les actions collectives.
Ils organisent dès cette semaine forums, conférences, séminaires,
cours ouverts ou à séquences banalisées et débats autour de toutes
questions relatives à la situation présente.
Ils s'opposent à toute fermeture administrative de l'Université.
Ils appellent la Présidence de l'Université et les Conseils Centraux
à une concertation régulière avec les responsables des formations et
les représentants du mouvement étudiant.
Ils appellent à la grève active le jeudi 16 mars 2006 et aux
manifestations des 16 et 18 mars prochains.

MOTION VOTÉE À L'UNANIMITÉ DES 300 PERSONNES PRÉSENTES
- 4 ABSTENTIONS